lundi 12 septembre 2011

AS Roma 1-2 Cagliari : Le débrief

Revenons sur ce match de la seconde journée de Serie A, première occasion de voir les choix de Luis Enrique, et leurs effets. Avant tout, voici la composition.

 Bien loin de ce qui avait été annoncé (notamment dans mon précédent article), on peut remarques les absences pour le moins surprenantes de Cassetti à droite, et de Kjaer, même pas inclu dans le groupe.

LE a préféré aligner une défense 100% Argentine, associant Heinze à Burdisso dans l'axe.
Sur les cotés, Angel, comme prévu, mais surtout Rosi, pourtant réputé pour son niveau jugé trop faible.
Luis Enrique reste fidèle à sa réputation de lancer les jeunes. Pour moi, mettre Rosi est inconcevable, la seule explication que je peux imaginer est que Cassetti est cramé, et que Luis Enrique compte sur Burdisso à droite lorsque sa charnière centrale sera de retour.



Au milieu, Pjanic connait sa première titularisation, mais pas Gago. Un choix raisonnable, quand on connait la tendance à la blessure de l'Argentin, autant attendre qu'il soit bien prêt pour le lancer, surtout que Perrotta est loin d'être cramé.




Devant, Osvaldo a occuppé le côté gauche de l'attaque, remplaçant exactement Vucinic, Totti remplit son rôle d'attaquant libre, à l'Italienne, et Bojan devait occupper le flanc droit, avant finalement de décider d'être invisible.


Sur le banc, outre Kjaer, on note les absences de Lamela, pourtant annoncé prêt, de Pizarro, Greco, Juan et Cicinho, blessés, mais également de Okaka, qui fait les frais de l'arrivée de Borini.






Coté Cagliari, une composition avec une surprise (à mon sens), la non titularisation de El Kabir.
Sinon, du solide, avec Cossu, Nene, et surtout Conti, fils de Bruno, connu pour marquer très souvent face à la Louve.


Revenons sur le dispositif Romain.
Dès les premières minutes de jeu, les consignes sont claires: Relancer court.
Tous les ballons de Stekelenburg sont relancés en direction d'un de ses défenseurs centraux, à l'image de ce que font le Barça et le Real.
La Roma se positionne alors en 2-1-4-3, laissant Heinze et Burdisso relancer, en général sur De Rossi, qui lui oriente le jeu plus avant.


La relance Romaine
C'est deja un changement par rapport au passé, on construit dès le départ, ou en tout cas on essaie. Car le premier quart d'heure fut très laborieux, et Cagliari, intelligemment, commença a metre un marquage individuel sur les défenseurs centraux pour empêcher la relance, obligeant De Rossi à revenir très bas chercher la balle.
Et si De Rossi récupère le ballon bas, tout le bloc redescend pour qu'il puisse relancer, ce qui va à l'encontre des plans de jeu de Luis Enrique.
Probablement une phase de jeu à travailler encore plus pour l'optimiser, mais cela promet deja, surtout lorsque des défenseurs plus habiles balle au pied que Burdisso et Heinze se chargeront de la première relance.

Devant, tout le mouvement a été créé par Totti, peu aidé il est vrai par Bojan, et n'ayant donc souvent que le seul Osvaldo comme solution de jeu.
Totti, le plus en pointe en phase défensive, revient chercher le ballon entre les lignes (voir ci-dessous), se libérant du marquage et pouvant ainsi orienter le jeu.


On retrouve donc un Francesco Totti au coeur du jeu, comme on l'aime, et libéré de la plupart des efforts défensifs, comme lui l'aime.
On sent tout l'importance qu'il a dans le jeu Romain, à la fois organisateur et finisseur dans ce système.
La première mi-temps fut cependant difficile pour lui, puisque le bloc Romain, trop bas, ne lui offrait que très peu de solutions de jeu.

Ici, seul Osvaldo proposera une solution à Totti, trop peu pour mettre à mal la défense de Cagliari


Le problème donc, en ce début de match: le bloc trop bas, et le manque de solution devant. Le match de Bojan étant indigne d'un professionnel (pas d'appel, pas de mouvement, pas de poids, pas de pressing, rien...), Totti et Osvaldo se retrouvent souvent trop esseulés, seul le jeune Angel venant leur preter main forte de temps à autre.

Forcément, face à une équipe regroupée, ce n'est pas à 2 qu'ils allaient réussir à déséquilibrer les adversaires.
Il a fallu attendre la 35ème minute pour voir la première véritable occasion Romaine, sur une attaque placée, à la suite d'un débordement de Rosi et un accompagnement de Pjanic, assez discret offensivement jusque là.
Plus nombreux sur le coup, les Romains ont réussi à déstabiliser la défense adverse sur un centre en retrait intelligent de leur latéral droit.

Une passe en retrait de Rosi pour Pjanic, et la Roma se montre enfin dangereuse

La veritable équipe dangereuse (mais pas trop quand même) en première mi-temps, c'est Cagliari, qui joue dans le dos des latéraux, notamment celui d'Angel (Rosi se montrant beaucoup plus prudent offensivement), et profite des espaces laissés.

Angel possédé par Taye Taïwo?


Mais attention, le jeune Espagnol n'est pas le seul à blamer. En effet, il se porte vers l'avant à cause de la timidité de ses milieux, mais se retrouve souvent sans soutien, ni personne qui vient le couvrir. 
Dans un système en trident au milieu, si un latéral monte et que personne ne le couvre, ça offre forcément un boulevard à l'équipe adverse.
Un autre point de travail pour Luis Enrique!


Un ballon en profondeur dans le dos d'Heinze, Angel, pas replacé, tout de suite, danger!
La mi-temps arrive, et on revient avec une équipe Romaine beaucoup plus dans son match, beaucoup plus haute, et qui conserve mieux le ballon.
Bojan étant sorti, remplacé par Borriello, on sent deja une différence de poids dans l'offensive Romaine.
Le jeu se fluidifie, et le rythme s'élève pendant que les touches de balle des joueurs diminuent.
Le bloc Romain joue haut, et les joueurs sont plus présents dans la zone de finition adverse.



Seulement voila, comme Luis Enrique l'avait fait remarqué dans la semaine, la Roma s'approche du but adverse, mais ne finit pas ses actions. Toujours en attente de la dernière passe, du dernier bon appel, la louve reste stérile et inquiète peu Cagliari, qui, sur une touche toute bête, profite des largesses de Perrotta, et du cadeau d'Angel pour ouvrir le score par Conti, comme d'habitude.

Angel, qur l'action suivante, réalise un geste plus que stupide dans la surface adverse, et se fait exclure, rendant la tache encore plus difficile aux Romains.
Mais même à 10, le ballon restera en leur possession, le bloc restant haut, organisé en trois lignes de 3 (Perrotta/Burdisso/Heinze derrière, De Rossi/Gago/Pjanic au milieu, Totti/Borriello/Osvaldo devant).

Finalement, après que la Roma se soit éteinte, sur un contre, Cagliari double la mise, avant que De Rossi ne réduise la marque sur un coup franc de Totti, à noter que les coups de pieds arrétés auront été les seules occasions franches de la Roma en seconde période.




Ce qu'il faut retenir de ce match:
Tout d'abord, que l'équipe n'est pas prête physiquement. Une évidence qu'il faut rappeller, le temps de mise en marche étant vraiment trop important encore (toute la première mi-temps...).
Seulement, à laisser les points (et les coupes Européénnes...) filer, on se retrouve souvent sans rien à la fin de la saison. Et ce n'est pas un hypothétique "beau jeu" qui sauvera Luis Enrique.

Ensuite, ne pas oublier que l'effectif n'est pas au complet, derrière surtout (Kjaer, Juan), et que le recrutement tardif n'aidera pas à une équipe vite compétitive.

Des raisons d'y croire, cependant, le duo Borriello-Osvaldo semblant se trouver mieux, Totti qui semble concerné malgré les histoires, et un Gaby Heinze toujours aussi précieux sur coup de pied arrété (d'ailleurs, il offre un but à Borini juste après l'entrée en jeu de ce dernier, malheureusement hors-jeu).
On a vu les prémisses de ce que pourrait devenir la Roma de Luis Enrique, mais cela demandera beaucoup de travail, et du temps.

Est-ce que l'Espagnol se verra offrir ce luxe quand la Lazio, Naple et Palerme seront devant nous, que la Juve et les 2 milans se battront pour le titre? Pas sur.

Des questions se posent également:
Rosi titulaire, est-ce que Luis Enrique compte sur Cassetti sur le coté, ou le juge-t-il cramé? Le problème c'est que les alternatives sont rares, parce qu'à part Rosi, il n'y aurait que Burdisso à ce poste, et éventuellement Négo.
La encore, ce choix risque d'être crucial, quand on connait l'importance des latéraux dans ce système de jeu.
J'attends de voir, mais je reste perplexe. Et je comprends mieux la volonté de faire venir Bacary Sagna cet été.

Pourra-t-on régler les montées d'Angel? Latéral à la Brésilienne, le jeune Espagnol est avant tout un contre-attaquant de premier ordre. Pour compenser cela, il faudra mettre en place une couverture plus poussée que Dimanche, ou opter pour le choix Heinze.
Seulement, se priver de l'Espagnol me parait difficile, il a été l'un des meilleurs hier, ne ratant au final, qu'une relance de la tête avant de faire une bêtise par frustration.

Quel avenir pour Bojan? Oui, je sais, il n'y a eu qu'un seul match, mais la différence avec Borriello était flagrante, et même le jeune Borini a montré bien plus d'allant. Espérons que c'est un soucis physique, et qu'il n'est pas -deja- cramé!
En attendant, la complicité Osvaldo / Borriello me semble prometteuse, mais Luis Enrique mettra-t-il sa recrue phare sur le banc? 

Ou insérer Lamela? Présenté comme un nouveau génie Argentin, il joue habituellement coté gauche, ou se trouvait Dimanche Osvaldo. Il devrait pouvoir jouer au milieu, mais étant très offensif (et plus sur la gauche donc), il me semble peu complémentaire avec Angel.
A moins que Luis Enrique ne change de système, ou que Lamela soit capable d'évoluer latéral droit (joke inside), je ne vois pas ou le positionner pour le moment. 
Sauf si l'on recentre Osvaldo, qu'on laisse le coté à Lamela et que l'on parte sur un trio offensif complété par Totti.

Mes notes du match:

Stekelenburg a bien fait ce qu'il avait à faire, lobé sur une frappe en première mi-temps, il ne peut rien sur les buts encaissés. 6/10
Rosi, timide devant, dépassé derrière, imprécis dans ses passes, il a fait du Rosi. 4/10
Burdisso a été sobre. Pas de tacle de folie, pas de découpage d'adversaire, il a su rester sobre, et tant mieux. 6/10
Heinze, toujours le même. HabIle pour mettre des coups en douce quand l'arbitre ne regarde pas, c'est le joueur que les adversaires détestent. Et nous on l'adore, surtout vu son importance sur les coups de pieds arrétés, et son abnégation! 6,5/10
Angel laissera un sentiment mitigé. Très à son aise offensivement, il est souvent mal placé défensivement et est à l'origine du but concédé. Exclu bêtement, il paie ces faits de match dans sa note. 4,5/10
Au milieu, De Rossi a rempli parfaitement son rôle. Présent à la récupération et à la relance, il a su faire briller les autres dans un rôle un peu différent de celui qu'il occuppait sou Montella. 6,5/10
Perrotta, peu à son aise offensivement, pas assez agressif défensivement (notamment sur le centre qui amène le premier but), on l'a connu meilleur. Il a fini le match latéral, ou il a rempli son rôle avec application. 5/10
Pjanic m'a semblé assez perdu. Des difficultés pour se placer, peu voire pas de couverture (mais était-ce à lui de le faire?), le Bosnien apportera sans nul doute sa touche technique plus clairement quand il sera bien intégré. 5/10
Totti a clairement été au dessus, amenant les situations dangereuses, éclairant le jeu et à l'origine du but suite à son coup-franc en fin de match. 7/10
Bojan a été très loin de ce qu'on attend de lui. 3/10
Borriello, qui l'a remplacé, s'est montré plus combattif, et a su combiner plus franchement avec ses coéquipiers. 5,5/10
Osvaldo, un peu brouillon, s'est battu a fait des appels, mais manque encore de fraicheur et d'automatismes. On entrevoit cependant un bon joueur. 6/10


Je ne note pas Gago et Borini, rentrés pour compenser le changement de système suite à l'exclusion.




Prochain rendez-vous, la semaine prochaine, à San Siro, face à l'Inter. Défaite interdite pour les deux équipes!
Luis Enrique pourra alors compter sur Kjaer,Lamela,  Pizarro et Juan. On pourrait donc voir un visage différent pour la Louve.

samedi 10 septembre 2011

Serie A: 2ème journée AS Roma-Cagliari, l'avant-match

En cette veille de reprise de la Serie A pour la Louve,  l'heure était à la traditionelle conférence de presse de Luis Enrique.
On a appris peu de choses, les questions s'axant principalement sur Totti, et son conflit entre le coach Espagnol .
Voici les principaux extraits de la conférence, rapportés par @ilcapitanova sur son compte Twitter.





A la question "Êtes-vous satisfait du travail de l'équipe?":
"Oui, je suis très satisfait. Nous avons progressé et avant fait un grand pas en avant. Nous avons renforcé l'équipe avec de nouveaux joueurs, comme je l'attendais. "


"Les derniers arrivés débuteront-ils le match demain?":
Il est important qu'ils intègrent le groupe. Pour la suite, cela dépendra de leurs qualités, et surtout, pour moi, il est fondamental de voir une envie de travailler dur. En plus, l'adaptation est un processus individuel. Je ne peux pas vous dire pour le moment qui débutera."


"Totti?":
Totti? Je suis content de tout le monde, y compris Totti. C'est notre capitaine, et j'ai beaucoup de respect pour lui."


"Quel est le niveau de l'équipe?":
J'éspère que l'équipe sera compétitive. A quel niveau, pour le moment, je ne sais pas. Mais c'est mon travail, développer un bon jeu, et obtenir des résultats."


Le Mercato:
"Nous avons fait de gros progrès en terme de qualité. Sabatini (Directeur sportif de la Roma) a renforcé le groupe avec les nouveaux venus, maintenant, c'est à nous de jouer. Je vous le redis, je suis satisfait du travail des joueurs, j'échange beaucoup avec eux, que ce soit en groupe ou individuellement."


"Êtes-vous préoccuppés par certains joueurs?":
"En ce moment, ceux qui me préoccuppent ce sont surtout Nené, Cossu, Naigolan et Conti (Les joueurs majeurs de Cagliari). Ici à Rome, je n'ai de problèmes avec personne."




"Quel sera le rôle de Daniele De Rossi?":
"Il peut occupper plusieurs rôles, que ce soit plus défensif, ou alors en box-to-box. Nous verrons ou nous en aurons le plus besoin."




"Totti est-il unique? Avez-vous deja entrainé un joueur tel que lui?":
"C'est la dernière fois que je réponds à une question sur Totti. Totti n'est pas un joueur normal. Il est unique. Il a inscrit 207 buts en Serie A. Totti est le meilleur joueur de l'histoire de la Roma, mais ça ne changera pas le fait que c'est moi qui décide qui joue les matchs."


"Quelle est la situation de Juan?": (à nouveau blessé durant la préparation)
"Juan a repris l'entrainement collectif il y a une semaine, il n'est pas encore prêt physiquement pour jouer. Mais je suis content qu'il soit rétabli.


"Qu'est-ce qui vous inquiète?"
"Mes seuls inquiétudes concernent le jeu et les menaces que pose Cagliari. J'espère que cela finira différemment que la confrontation face au Slovan. Je veux une équipe qui joue bien, qui passionne.




"La Roma peut-elle faire mieux que l'an passé?": (ou elle avait fini 6ème de la Serie A)
"On me le demande souvent, mais je ne peux pas vous répondre. Je ne sais pas comment les choses vont évoluer, je ne peux que faire travailler mon équipe. Mais j'ai déja vu des améliorations."


"Comment avez-vous géré l'acharnement médiatique des 10 derniers jours?": (suite à l'élimination en Europa League face au Slovan, et à l'altercation avec Totti)
"J'ai travaillé encore plus, c'est comme cela que je fonctionne. Seuls les résultats comptent en football. Si il n'y en a pas, c'est normal d'être critiqué."


"Vous avez 31 joueurs dans votre effectif. N'est-ce pas trop? Y'a-t-il des joueurs sur lesquels vous ne comptez pas, comme Borriello?":
"Non, j'ai au moins deux joueurs par poste. J'éspère qu'ils continueront tous à se comporter en professionnels. Borriello estune pièce importante de l'équipe, je voulais qu'il reste. J'ai 4 à 5 options pour les postes de Latéraux, 6 ou 7 joueurs pouvant jouer dans mon trident au milieu, je devrais faire un choix."


"Quel accueil attendez-vous de la part de l'Olimpico?"
"J'attends la même récepton que face au Slovan, c'est à dire un soutien total. Les supporters Romains sont fidèles."


"Lamela pourra-t-il jouer?": (il était légèrement blessé en début de semaine)
"Il va mieux, et s'est entrainé avec nous ces derniers jours. Il est disponible, sa blessure n'était pas importante."


"Que pensez-vous devoir améliorer?":
"Nous devons améliorer notre finition. Nous nous créons beaucoup d'occasions, mais nous n'arrivons pas à les convertir. Mais ce n'est pas que de la faute des attaquants, c'est un travail collectif."




Beaucoup de blabla, on apprend peu de choses sur la composition ou le système qui sera mis en place. 
Les journalistes Romains préfèrent à nouveau se focaliser sur la supposée opposition entre Totti et son nouveau coach. Dommage.


Pour conclure, voici la composition probable, d'après les derniers entraînements:





Plusieurs questions se posent:
- Comment va-t-on s'organiser devant? Totti sera-t-il en pointe ou en soutien des 2 autres? Dans ce cas, Pjanic sera-t-il plus haut que De Rossi et Gago ou sera-t-il un relayeur, à hauteur de l'Argentin, et le seul De Rossi devant la défense?
- Derrière, Cassetti a aussi été éssayé dans l'axe. Mais dans ce cas, qui occuperait le couloir droit?
- Lamela pas titualire? Encore trop juste suite à sa blessure, ou pas encore prêt pour la Serie A?
- Borriello, qui a failli partir, titulaire plutôt qu'Osvaldo, recruté cet été? Cela me semble pour le moins étrange.

Il reste donc plusieurs interrogations qui ne seront levées probablement qu'au coup d'envoi du match de demain.

As Roma-Cagliari, deuxième journée de Serie A, coup d'envoi à 15h à l'Olimpico de Rome.

vendredi 9 septembre 2011

La conférence de presse de Miralem Pjanic

A deux jours de la reprise de la Serie A, toutes les recrues de la Louve se sont dorénavant pliées à la conférence de presse de présentation de rigueur.


Le dernier en date était Miralem Pjanic, l'ancien Lyonnais.
En voici quelques extraits, traduits du site officiel de la Roma.


Miralem Pjanic:


Introduction de Claudio Fenucci (administrateur délégué de l'AS Rome)


"Miralem Pjanic est un joueur important pour la Roma, et bien que recruté le dernier jour du mercato, il est très attendu.
 Son nom était l'un des premiers inscrits sur la liste établie au début du marché estival par Sabatini et Luis Enrique.
Les négociations pour son transfert ont d'abord été difficiles à conclures, mais, gràce à un sacrifice financier important de la part du club, nous avons réussi à amener le joueur à Rome, à la grande satisfaction de tous.
Pjanic représente le présent et le futur de l'AS Rome: Il est né en 1990 et est un joueur de grand talent.
Malgré son jeune âge, Miralemn possède déjà une bonne expérience, même au niveau international, puisqu'il a joué de nombreux matchs avec la séléction de Bosnie."


Les mots de Miralem Pjanic:




Mon choix: La Roma
"Le choix de la Roma est venu à la fin de la fenêtre estivale des transferts. Ce qui m'a particulièrement convaincu, c'est que les Giallorossi m'ont vraiment montré l'importance que j'avais pour eux.
J'ai également compris cela au travers des mots de Luis Enrique quand je l'ai eu au téléphone. Pour moi, Rome sera un nouveau challenge, qui peut s'avérer très important pour ma carrière.
J'ajouterais qu'on ne peut pas refuser un club comme l'AS Rome: Ici en Italie, je pourrais m'améliorer en disputant la Serie A, un championnat très compétitif. 


Une superbe équipe
Il y a beaucoup de jeunes joueurs dans l'effectif, mais je ne pense pas que ce soit un frein dans notre conquête du Scudetto: Tous ceux qui sont arrivés sont des jeunes joueurs pleins de qualités.
En plus, nous avons dans l'effectif de nombreux joueurs expérimentés qui aideront les nouveaux à s'intégrer.
Je pense que nous sommes forts dans tous les secteurs de l'équipe: Nous avons une "Super-Team""









mercredi 7 septembre 2011

A l'aube de la saison: retour sur le mercato Romain

Après une saison 2010/2011 pour le moins décevante, l'heure était à la reconstruction du coté de Trigoria.
Avec le changement de propriétaires, et le départ de la famille Sensi, tout paraissait en place pour repartir "de zéro".


Fini l'intérim de Montella, le banc de l'AS Rome sera dorénavant occupé par Luis Enrique, ancien entraineur de la réserve de Barcelone.
Le profil du nouveau coach fait rêver au premier abord: Issu de la maison Blaugrana, il est adepte du beau jeu et souhaite transposer son modèle à Rome.
Une mission plus que difficile, tant le profil des joueurs à sa disposition semble différent.


Luis Enrique n'est pas venu seul. Il a amené dans ses valises le jeune Bojan Krkic , ex-future star du Camp Nou.




Il a également procédé à une large modification de son effectif, parfois par choix, parfois par défaut.


Tout d'abord, en défense, il a fallu faire face aux départs de Mexes (qui a rejoint l'AC Milan), et de Riise (envoyé à Fulham).
Pour les remplacer, l'AS Rome s'est tournée vers Simon Kjaer, qui jouait à Wolfsbourg après deux saisons à Palerme. Un renfort intelligent, et un joueur qui connait deja la Serie A, ou il aura fort à faire pour combler les errements de Burdisso, et surtout les blessures de Juan, de plus en plus fréquentes.


Coté gauche, c'est l'arrière des espoirs Espagnols qui arrive, José Angel, espoir de Gijon, et fortement conseillé par Luis Enrique. Une perte en éxperience, certes, mais les dernières prestations de Riise rendaient malheureusement son remplacement presque inévitable.


Pour ajouter de la profondeur à l'effectif, c'est aussi l'ancien Marseillais et Parisien, Gabriel Heinze, qui a rejoint les rangs de la Louve.
Capable d'évoluer dans l'axe ou sur le coté gauche, il devrait apporter sa grinta, mais aussi son experience pour encadrer les plus jeunes.


Plus jeunes, comme Loïc Négo, qui arrive de Nantes pour compléter l'effectif à un poste assez faiblement pourvu: celui d'arrière droit (occupé par Cassetti, dont le back_up, Cicinho, combattra avec Juan pour savoir qui passera le plus de temps à l'infirmerie).
Un pari dans ce cas, vu l'age et l'inéxperience du joueur, membre de l'équipe de France des moins de 20 ans, qui a brillé cet été.
Le dernier pari de ce genre était Ricardo Faty. Reste à voir si Négo aura plus de réussite à Rome. Une indication, cependant, le site officiel de la Roma le classe dans la Primavera, pas dans l'équipe première...


Au milieu de terrain, beaucoup de changement, beaucoup d'arrivées, et un style qui se veut très différent.
Alors que le club cherchait à se débarasser de ses marathoniens (Simplicio notamment), ce sont des joueurs plus fins et plus techniques qui sont arrivés.


Tout d'abord, la pépite Argentine Erik Lamela a rejoint l'effectif. Présenté comme le "Iniesta Argentin", il est aussi connu pour avoir failli rejoindre le Barça alors qu'il n'était qu'adolescent.
Animateur du coté gauche à la technique léchée, on espère qu'il remplacera Vucinic avec réussite du coté de Rome.
Difficile de mesurer son réél niveau puisqu'il n'a jamais evolué dans un grand championnat Européen, il est quand même porteur d'un potentiel certain:






Aux derniers moments du Mercato, l'Argentin Gago, remplaçant du Real depuis plusieurs années maintenant, vient compléter l'armada de milieux relayeurs de l'effectif. Ici aussi, c'est un pari, la santé du joueur s'avérant parfois fragile.
Reste à voir s'il resistera mieux à la Serie A qu'à la Liga.


Arrivé également le 31 Aout, le Bosnien Miralem Pjanic, ancien Lyonnais, apportera un profil un peu plus offensif.
Un renfort interressant, jeune, et deja expérimenté. Une très bonne affaire à mon sens.






A noter egalement, l'arrivée en équipe première du jeune Caprari, que l'on avait vu l'an passé débuter face au Shaktar, et qui devrait avoir un rôle plus important cette saison, Luis Enrique étant réputé pour faire confiance aux jeunes talents.


En attaque, Boriello étant resté malgré les approches concrètes de plusieurs clubs et la volonté de le voir partir, seuls Bojan (évoqué plus haut) , Borini et Daniel Osvaldo ont rejoint le club.


Bojan, promis à un futur brillant en Catalogne, international espagnol, a semblé marquer le pas à Barcelone.
Espérons que son arrivée à Rome lui permettra de reprendre sa progression.


Daniel Osvaldo, passé par Lecce, la Fiorentina et Bologne notamment, a explosé l'an passé en Liga, ou il a marqué une vingtaine de but avec l'Espanyol de Barcelone.
Acheté très cher (près de 18 millions d'Euros), il lui faudra confirmer cette saison en Serie A.


Borini, lui, rentre dans la catégorie des espoirs partis trop tôt. Transféré à 16 ans à Chelsea ou il ne s'est jamais imposé, il voit ici une opportunité de relancer sa carrière après un prêt à Swansea.


A noter également le retour de prêt d'Okaka, eternel espoir dont on attend aussi la confirmation.
Ils devront faire oublier Vucinic et Menez, tout en épaulant Franceso Totti.


Pour finir, au niveau du gardien de but, après avoir réussi à se débarasser de Doni et Julio Sergio, c'est Stekelenburg, gardien de l'Ajax d'Amsterdam et de la sélection Néérlandaise qui viendra garder les cages de la Louve.
Grand par la taille, et successeur annoncé d'Edwin Van der Sar, c'est probablement le premier vrai bon gardien à rejoindre l'effectif Romain depuis le départ d'Antonioli!
Il était plus que temps!








Reste à voir comment ces bouleversements d'effectif se traduiront sur le terrain. Intégrer des nouveaux joueurs tout en changeant de style de jeu, et en étant en conflit ouvert avec Totti après l'élimination en Europa League, la mission de Luis Enrique s'annonce difficile.


Premiers éléments de réponse ce weekend, avec la reprise de la Serie A, et la réception de Cagliari (en direct à partir de 14h45 sur Canalplus sport)